Parti QuébécoisMonique Richard, Marguerite D'Youville
Présidente du caucus des députés du Parti Québécois et porte-parole de l'opposition officielle en matière de condition féminine

Les femmes de la Montérégie font les frais des coupures et de l’inaction du gouvernement de Jean Charest


Il y a trois ans, le gouvernement Charest s’engageait à ce que 10 % des accouchements au Québec soient réalisés par des sages-femmes d’ici 2018. Or, actuellement, c’est à peine 2 %.
 
Marie Malavoy
Monique Richard
 Martine Ouellet
 
Longueuil, le 4 avril 2011 - Suite à la rencontre avec le Mouvement Maison de naissance Montérégie et la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie, Les femmes de la Montérégie font les frais des coupures et de l’inaction du gouvernement de Jean Charest
« Alors que les femmes enceintes peinent à trouver un professionnel de la santé pour un suivi de grossesse, le ministre de la Santé laisse au chômage des sages-femmes prêtes à travailler. Plutôt que de laisser les futures mamans de notre communauté sans service, le ministre devrait accélérer le développement de maisons de naissance en Montérégie et notamment sur le territoire du CSSS Pierre-Boucher » a déclaré Monique Richard, députée de Marguerite D’Youville.
 
Il y a trois ans, le gouvernement Charest s’engageait à ce que 10 % des accouchements au Québec soient réalisés par des sages-femmes d’ici 2018. Or, actuellement, c’est à peine 2 %.
 
Le gouvernement tarde à agir! Depuis le dépôt de la politique de périnatalité en 2008, seulement deux nouvelles maisons de naissance ont été ouvertes au Québec et aucune encore en Montérégie. Selon le Mouvement Maison de naissance Montérégie, cinq maisons seraient requises dans la région. « Le ministre Bolduc doit maintenant passer de la parole aux actes ! Pendant qu’il fait de beaux discours, il y a des femmes qui accouchent sans avoir été suivies adéquatement. C’est inacceptable », a dénoncé Mme Richard.
 
 « La Maison de naissance est une alternative pour les femmes et les couples qui désirent vivre la grossesse et l’accouchement avec l'aide d'une sage-femme. C’est un choix de vivre ce moment privilégié ailleurs qu’à la maison ou en milieu hospitalier » a souligné Mme Richard.
 
Dans un autre ordre d’idée, les représentantes de la Table de concertation des groupes de femmes ont présenté, au Caucus du Parti Québécois de la Montérégie, les conséquences de la décision du gouvernement d’abolir le Conseil du statut de la Femme en Montérégie.
 
Pour Marie Malavoy, la plus importante d’entre elles est de priver les femmes de notre région et les groupes qui les représentent d’un lieu qui leur permet de porter un jugement critique sur les décisions gouvernementales en matière de condition féminine. «Ce qui m’inquiète particulièrement, c’est que la réalité socio-économique des femmes parviendra plus difficilement à influencer les politiques publiques. Par exemple, on sait que la récente hausse des frais de scolarité du gouvernement de Jean Charest touchera durement les femmes, particulièrement celles qui étudient à temps partiel. Sans instance régionale ou nationale capable de porter leur voix, les acquis obtenus de haute lutte sont fragilisés, voire menacés», a déclaré Marie Malavoy. De plus, selon les représentantes de la Table, le mandat des CRÉ ou celui du Secrétariat à la condition féminine ne peuvent pas suppléer au rôle alors dévolu au Conseil du statut de la femme dans notre région. 
 
Tout comme les représentantes de la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie, en ce qui a trait aux places en garderie, la députée de Vachon, Martine Ouellet, est très préoccupée. La Montérégie, qui connaît toujours une croissance démographique, détient la liste d’attente la plus longue pour obtenir une place en garderie.
 
« Pour le Parti Québécois, Un enfant, Une place! est toujours au cœur de nos priorités. La situation actuelle est très inquiétante, car il y a toujours 23 671 places à combler et la liste continue de s’allonger. Le manque d’accessibilité à un service de garde à 7$ contribue à maintenir les femmes dans la dépendance et la précarité économique en retardant leur retour au travail » déplore Martine Ouellet.
 «Lors de la dernière élection, les libéraux s'étaient engagés à créer 15 000 places au Québec. Budget, après budget, toujours pas de résultats, toujours pas de places en garderie pour les familles québécoises; toujours pas de maison de naissances en Montérégie et disparition du Conseil du statut de la Femme en Montérégie! Que fait le gouvernement de Jean Charest dans ces dossiers qui touchent les femmes et les familles? Le gouvernement doit poser des gestes rapidement afin qu’elles ne soient plus pénalisées» ont conclu les trois députées de l’Agglomération de Longueuil.
 
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