Des écoles publiques dynamiques et innovantes
Notre école publique et ceux qui l’animent sur le terrain, enseignants, directions et parents, ne cessent d’innover et de s’adapter pour mieux répondre aux besoins de nos jeunes et de nos communautés. J’en veux pour exemples deux initiatives qui ont cours actuellement chez nous et qui méritent d’être soulignées.
A l’école secondaire De Mortagne : des jeunes qui savent faire !
Pour Hugo et Jessica, l’école est devenue autre chose que seulement une salle de classe avec ses pupitres, ses tableaux, ses cahiers et ses stylos. C’est aussi un lieu de réception de marchandises, des ateliers avec ses machines à coudre, ses laveuse et sécheuse industrielles et une salle de montre avec sa vitrine. Bienvenue au Centre de formation en entreprise et récupération des Patriotes de l’école secondaire de Mortagne (CEFER des Patriotes).
Le CFER est une école entreprise où l’on favorise le développement de personnes autonomes, de citoyens engagés, de travailleurs productifs. Sur la base de ces trois objectifs, le CFER a développé un curriculum. Le Ministère de l’Éducation du Québec reconnaît ce programme en accordant aux jeunes qui réussissent cette formation de trois ans le « Certificat de Formation en Entreprise et Récupération ». Le CEFER des Patriotes s’est spécialisé dans la récupération et la transformation de vêtements et autres accessoires vestimentaires. Les nouveaux produits, vêtements de travail, bottes, gants de travail peuvent être achetés directement à la boutique de l’entreprise.
Les enseignants d’un CFER opèrent selon une approche dite de « tâche globale », c’est-à-dire qu’une équipe d’enseignants prend en charge un groupe d’élèves pour la totalité de leur formation. La tâche globale signifie l’implication de tous et chacun. L’enseignant, bien que spécialiste d’une discipline, est appelé à travailler conjointement avec ses collègues œuvrant dans leurs matières respectives.
L’équipe d’enseignants organise la répartition de la matière et du temps à y allouer en fonction des besoins des élèves. Cette organisation de la tâche permet d’assurer une rétroaction positive corrective immédiate en cas de besoin. De plus, elle assure l’intervention immédiate auprès des élèves concernés. Enfin, cette démarche favorise l’unité du groupe.
Les efforts du personnel et des jeunes s’appuient sur les valeurs de rigueur, de respect, d’effort, d’autonomie et d’engagement.
A l’école secondaire du Grand-Coteau : IDTIC, vous avez dit ?
A l’école du Grand-Coteau, l’équipe école a mis en place une structure d’enseignement en volets qui se veut un projet éducatif stimulant et rassembleur. Un de ces volets est le projet particulier intégrant les technologies de l’information et des communications (IDTIC).
On l’aura compris, le projet consiste à intégrer les technologies au coeur du processus d’apprentissage des élèves. Mais attention, il ne s’agit pas seulement de fournir des portables et des prises internet. Beaucoup plus que cela, le projet vise à créer une véritable communauté d’apprentissage ouverte, fonctionnant à l’intérieur d’une structure souple, faisant largement appel à l’entraide entre les jeunes. Dans ce contexte, l’enseignant ne représente plus la seule source de savoir face à des rangées de chaises sur lesquelles l’esprit des élèves est plus ou moins passif.
Si l’on en croit les sondages menés auprès des élèves et des parents, il semble que cette approche pédagogique contribue, pour une forte majorité de jeunes, à leur progrès ainsi qu’à leur motivation scolaires.
Faire confiance
Il y aurait bien sûr d’autres initiatives qui mériteraient d’être soulignées. Le message que je souhaite véhiculer c’est qu’il faut renouveler notre confiance à l’endroit de nos écoles publiques et continuer de leur apporter un support sans équivoque. Après tout, elles nous appartiennent et elles constituent notre meilleur investissement pour assurer l’avenir de ceux qui nous tiennent le plus à coeur, nos enfants.
Monique Richard
Députée de Marguerite-D’Youville


